Interview des présidents du GECT dans le magazine LOKAAL
Le numéro de septembre de *LOKAAL*, le magazine de la VVSG (Association pour les villes et communes en Flandre, Belgique) , a publié un entretien avec les présidents du GECT, Peter Roose et Patrice Vergriete.Ils y évoquent les défis de la coopération transfrontalière, mais aussi l’importance du travail de fond, de la patience et des relations humaines — sans oublier le football.
Voici quelques extraits de cet entretien.
Patrice Vergriete : « La frontière est invisible dans le paysage, mais sur le plan administratif — et dans l'esprit de beaucoup de gens — elle reste une réalité bien tangible. [...] Nous intégrons ce sentiment d'identité nationale dès le plus jeune âge. Il façonne notre vision du monde et, rien que pour cette raison, la frontière demeure une réalité marquante. C'est précisément pour cela que nous devons collaborer avec les décideurs politiques belges afin de tenter de briser ce réflexe national. Si nous n'agissons pas activement en ce sens, rien ne se passera. »
Peter Roose : « Des représentants des échelons local, régional et national se réunissent autour d'une même table. Nous apprenons à mieux nous connaître ainsi qu'à comprendre nos structures respectives, et nous collaborons sur des thématiques telles que la mobilité, l'économie et la santé, tout en partageant d'autres ambitions et défis communs. Nous visons également à renforcer nos partenariats dans les domaines de la culture et du tourisme. [...] Nous cherchons constamment à créer de la valeur ajoutée. La semaine dernière, notre groupe de travail thématique sur l'économie a examiné une nouvelle étude française contenant des propositions de coopération économique. »
Patrice Vergriete : « Notre changement de nom constitue déjà une première étape. Avec EuroFlandria, nous voulons dépasser les frontières institutionnelles et davantage impliquer nos habitants. [...] Le vivre-ensemble doit être au cœur de notre démarche. »
Interrogé sur les conseils qu'ils donneraient à d'autres régions frontalières, Patrice Vergriete a répondu : « Faites preuve de patience. (rires) Les systèmes institutionnels diffèrent, tout comme les perspectives nationales. Il faut parfois savoir transcender ces différences, ce qui prend du temps. Mais les liens humains et les relations amicales sont tout aussi importants. »
Quant à la principale différence entre les deux régions, Peter Roose affirme : « En fin de compte, la langue est la seule différence. C'est la seule véritable frontière. La mentalité — l'esprit — est la même partout. Je me sens chez moi dans cette région, quel que soit l'endroit où je me trouve, des deux côtés de la frontière. »
Lisez l'intégralité de l'entretien (en néerlandais) ici.
