C'est quoi, être flamand et c'est quoi, ête français, en 2025?
Westhoek, Westkwartier, Blootland, Houtland, Graafschap, Comté, Flandre ...
Quel que soit le nom que l'on donne à la région frontalière, les Voisins sans frontières qui se sont réunis à Hondschoote le mercredi 23 avril se sont accordés sur un point : il s'agit avant tout d'une frontière linguistique.
Les voisins, ou en quelque sorte les ambassadeurs de la région frontalière, parlaient pourtant couramment la même langue. Pas toujours au sens propre, mais certainement au sens figuré. Toutes les personnes présentes connaissaient la région sur le bout des doigts : pas de secrets sur les fêtes locales, sur l'état des sentiers autour du lac de Téteghem, sur l'ambiance des courses françaises, sur les projets auxquels le GECT a participé il y a plus de 10 ans, sur les développements économiques à Dunkerque aujourd'hui, sur les moyens de paiement ici et là et sur les enfants dans les écoles de l'autre côté de la frontière...
Langue, écologie, nature, économie, école, fêtes et histoire ont donc été les maîtres mots de la soirée.
Et après la question philosophique d'un des participants français « C'est quoi, être flamand et c'est quoi, être français en 2025 ? », il était temps, autour d'une bière régionale, de conclure la soirée et de repartir chacun de son côté de la frontière. La poignée de main ferme des adieux s'accompagnait invariablement de la promesse de se revoir fin juin ou début juillet pour la sortie de Voisins sans frontières.
