A la frontière avec les voisins, une conversation dans toutes les langues.
Le 21 mai, le soleil a illuminé l'intérieur de la salle Daniel Bollengier à Oost-Cappel.
Pour la troisième fois cette année, nous avons eu le privilège d'accueillir un groupe de voisins sans frontières. Sans exception, ils parlaient au moins deux langues, le français, le flamand, le flamand occidental et le flamand de France… un méli-mélo dans lequel nous nous comprenons d'autant mieux. La langue a donc été le sujet principal de la soirée, avec beaucoup d'attention et de respect pour l'envie de dialoguer.
Nous avons également reçu de nombreuses suggestions intéressantes, car il s'agissait de citoyens actifs. Savez-vous où se rencontrent les voisins sans frontières ? A la fête de Karyole à Hondschoote, à la réception du Nouvel An à Abele, à celle de Boeschepe, ou à celle d'Oost-Cappel, ou à celle d'Alveringem, dans le bus entre Poperinge et Hazebrouck, ou celui entre Ypres et Bailleul. Le troisième samedi du mois à Oost-Cappel pendant les ''causeries'' pour parler un peu de flamand. Sur la « place des rêves » à Abeele, au cercle Andries Stevens, à la Foire Agricole de Steenvoorde ou lors d'une visite guidée en néerlandais au Musée Marguerite Yourcenar.
Sans difficulté, certains ont rêvé de plats tels que le potjevleesch, la langue de boeuf et les tripes, d'autres ont loué l'atmosphère conviviale des cafés de Godewaersvelde, de Teteghem ou du Café des Orgues à Herzeele.
Nous avons également noté quelques déclarations philosophiques telles que : « J'habite ma langue ", " Je suis Français, mais dans mon cœur je suis Flamand ", " Je ne sens pas de frontière dans le Westhoek " et " Comment peut-on savoir qui l'on est, si l'on ne sait pas d'où l'on vient ? "
